Randonnée accompagnée ou en liberté
Du tout-soi-même au tout-délégué

Altimood, Mise à jour le

Il existe plusieurs façons de partir marcher sur plusieurs jours, de l’autonomie totale au séjour privatisé avec un professionnel. Le quiz ci-dessous vous pose 9 questions pour vous situer dans ce gradient d’organisation: votre expérience, la destination, votre aisance en navigation, votre curiosité pour ce que vous traversez, votre groupe, vos dates et votre budget. La suite de cet article détaille les grandes lignes de chaque formule: autonomie, en liberté, accompagné, privatisé. Tous les montants qui suivent sont en euros, taxes comprises, et sans pourboire à ajouter.

  1. Votre expérience de l'itinérance de plusieurs jours:

  2. Où partez-vous?

  3. Le balisage disparaît sous un névé à 2 400 m et le brouillard monte de la vallée.

  4. Vers 2 500 m, un oiseau de la taille d'une poule s'envole à 3 m de vos chaussures. Il est blanc et brun, comme s'il avait changé de plumage à moitié.

  5. Le temps que vous acceptez de passer à organiser:

  6. Avec qui partez-vous?

  7. Vos dates:

  8. Votre budget pour une semaine, par personne, hors transport:

  9. Le soir à l'étape, vous préférez:

Chez Altimood, notre cœur de métier, c’est la randonnée guidée : marcher avec quelqu’un qui connaît le territoire, et poser la logistique le temps d’une semaine. C’est une façon de voyager parmi d’autres. Cette page déroule les autres pour que vous choisissiez celle qui vous correspond aujourd’hui, et vos envies auront peut-être évolué l’été prochain. Quelle que soit celle qui ressort, écrivez-nous: nous préparons aussi des projets que nous n’encadrons pas nous-mêmes.

Focus sur 4 façons de voyager, de l’autonomie totale à la privatisation

Le principal élément de l’échelle ci-après c’est ce que vous déléguez. L’organisation d’un côté, la décision sur le terrain de l’autre. Ces 2 charges se délèguent séparément, et c’est précisément ce qui sépare un séjour auto-organisé d’une randonnée en liberté, et les 2 d’un trek accompagné.

Comparatif des 4 formules: ce que vous organisez, qui décide sur le terrain, le groupe, les dates et le coût.
FormuleVous organisezQui décide sur le terrainLe groupeLes datesCoût, ordre de grandeur, 7 jours
1. Autonomie totaleToutVousLe vôtreLibres150 à 600 €
2. En libertéVos trajets et vos midisVousLe vôtreLibres800 à 1 500 €
3. Guidé en groupe ouvertRien, hors trajetL’accompagnateur6 à 12 inconnusProgrammées900 à 2 300 €
4. Guidé privatiséRien, hors trajetL’accompagnateur, avec vousLe vôtreLes vôtresDevis, dès 350 € / jour

À noter. La colonne « qui décide sur le terrain » sépare les formules 1 et 2 des suivantes: en liberté, vos étapes sont réservées et vos bagages transférés, mais le matin où le plafond descend, c’est vous qui choisissez entre monter au col et prendre le fond de vallée. C’est la ligne de partage réelle, et elle passe au milieu de ce que l’étiquette « tout organisé » recouvre.

La colonne des dates, elle, sépare la formule 3 des autres. Un départ programmé est le seul échelon où vous ne choisissez ni votre groupe ni votre semaine. Pour beaucoup de gens c’est un détail, pour ceux dont les congés sont imposés c’est un obstacle, et c’est ce qui fait basculer vers la privatisation plutôt que vers la liberté.

Ce tableau se lit un cran différemment quand on part du Québec, et 2 lignes bougent. La première, c’est le repérage: les 6 000 km vous privent du samedi de juin où l’on va voir de ses yeux le col qui inquiète. Tout ce que vous saurez du terrain avant d’y poser le pied viendra d’une carte, d’un récit ou de quelqu’un qui y marche. La seconde, c’est la marge d’erreur. Un séjour à 3 heures de route se reporte de 15 jours pour le prix de l’essence. Un billet transatlantique non remboursable, des congés posés en février et un décalage de 6 heures qui plombe la première journée fabriquent un plan qui ne se rejoue pas. Ces 2 contraintes ne désignent aucune formule en particulier: elles disent seulement que la marge doit se trouver quelque part, dans le programme ou dans la personne qui l’ajuste.

1. L’autonomie totale

Vous tracez l’itinéraire, vous réservez ou vous bivouaquez, vous portez, vous naviguez, vous décidez. Personne n’a de compte à vous rendre et vous n’en avez à personne.

À qui ça convient : à ceux qui ont déjà bouclé plusieurs itinérances. Remonter un azimut dans le brouillard et évaluer un névé de fin juin sont des gestes qui se calent en les faisant, et chaque itinérance bouclée élargit le terrain où l’autonomie reste confortable. Si la Traversée de Charlevoix, le Sentier international des Appalaches ou plusieurs semaines de canot-camping figurent derrière vous, la compétence de base est là: les Alpes ajoutent du dénivelé et de l’altitude, pas une autre discipline.

Ce que ça coûte : hors équipement, entre 150 et 600 € pour une semaine dans les Alpes selon que vous dormez dehors ou en refuge. C’est le plancher absolu, et rien ne le battra jamais si vous êtes un pratiquant régulier. Sur un voyage où le vol pèse déjà plus lourd que la semaine sur place, c’est l’écart qui finance une deuxième semaine, ou un deuxième massif.

Ce que la distance retire : le repérage. Ici, un projet douteux se vérifie sur une fin de semaine. Depuis le Québec, il se vérifie sur papier. Ça se compense, et voici comment: choisir pour une première fois un grand itinéraire balisé et fréquenté, où l’on croise du monde à chaque col et où une erreur de navigation se corrige en demandant; commander les cartes IGN au 1/25 000 avant de partir, elles sont 2 fois plus détaillées que les topographiques canadiennes au 1/50 000 et se trouvent mal dans le dernier village; prévoir un forfait qui fonctionne en Europe ou une carte eSIM achetée d’avance, l’itinérance depuis un forfait canadien coûte cher et couvre mal les fonds de vallée. Chaque été, des Québécois bouclent le Tour du Mont-Blanc sans personne, en ayant tout préparé de chez eux. Ce n’est ni un exploit ni une imprudence, c’est une préparation faite sérieusement.

Pour que ça marche : un planning taillé sur ce que les jambes tiennent au troisième jour, sachant que le décalage horaire repousse ce verdict au quatrième. La fatigue s’additionne, la moyenne horaire d’une belle journée ne s’y retrouve plus, et des nuits déjà payées enlèvent la marge de repli. Un repère chiffré tient lieu de garde-fou: sur une itinérance sac au dos, comptez 300 à 400 m de dénivelé par jour si vous marchez peu, 600 à 700 m si vous sortez chaque fin de semaine, 900 à 1 100 m si la montagne fait partie de votre vie. Notre échelle de difficulté détaille ces fourchettes niveau par niveau. Pour dormir, la comparaison entre gîte et refuge explique ce que recouvrent ces deux mots, qui ne désignent pas du tout la même nuit ni le même prix.

2. La randonnée en liberté

Vos hébergements sont réservés, vos bagages passent d’une étape à l’autre pendant que vous marchez, un carnet de route avec les traces et les cartes vous parvient avant le départ, et une ligne téléphonique reste ouverte pendant tout le séjour. Vous marchez seuls, à votre rythme, sans personne devant. C’est ce que vous appelleriez sans doute une randonnée autoguidée: le mot ne se dit pas beaucoup en France, la chose est la même.

À qui ça convient : à ceux qui savent lire un balisage et une carte, qui veulent la logistique en moins et la liberté en plus. Elle enlève ce qui est fastidieux dans l’autonomie sans toucher à une seule des décisions qui en font l’intérêt. Le décalage horaire n’y est pas anodin: téléphoner à 20 refuges français depuis Montréal suppose de se lever tôt tout l’hiver, et c’est exactement le travail que la formule vous retire.

Ce que ça coûte : 800 à 1 500 € pour 7 à 10 jours sur un itinéraire comme le Tour du Mont-Blanc, portage des bagages compris.

Pour que ça marche : lire la rubrique des prestations avant de réserver, c’est elle qui dit jusqu’où va le service. La ligne d’assistance replanifie une nuit d’hôtel, et elle répond aux heures françaises: 17 h à l’étape, c’est 11 h du matin chez vous. Pour une cheville tordue à 2 heures d’un col, c’est le 112, pas le 911. Le détail de ce qui est inclus, les prix ligne par ligne et la question du portage sont traités sur notre page dédiée à la randonnée en liberté, qui indique aussi les massifs où le transfert de bagages passe et ceux où il ne passe pas.

Un mot de vocabulaire qui évite une facture surprise à table. En France, les repas ont glissé d’un cran: le déjeuner y est le repas de midi et le dîner celui du soir, tandis que ce que vous appelez le déjeuner s’y dit le petit-déjeuner. Une demi-pension française couvre donc votre souper et votre déjeuner du lendemain matin, jamais le repas de midi. Cette règle vaut dans les 4 formules, et le pique-nique de midi reste à votre charge partout, sauf en séjour guidé tout compris.

3. Le séjour guidé en groupe ouvert

Des dates fixées à l’avance, une inscription individuelle, un accompagnateur en montagne diplômé d’État, et des compagnons de marche que vous rencontrez à la gare. Chez nous, la plupart des séjours sont confirmés dès 6 participants.

À qui ça convient : à qui part seul et n’a pas envie de souper seul, à qui découvre l’itinérance, à qui veut mettre des noms sur ce qu’il traverse. Et à ceux dont les congés sont souples.

Ce que ça coûte : entre 120 et 270 € par jour et par personne selon l’hébergement et le massif, tout compris hors transport. Une traversée des Écrins en 5 jours démarre à 685 €, le Tour du Mont-Blanc en 7 jours à 1 860 € parce que la vallée de Chamonix coûte ce qu’elle coûte. Ces prix incluent les nuits, tous les repas et l’encadrement: c’est ce qui rend la comparaison avec la liberté trompeuse tant qu’on n’a pas ajouté, en face, les soupers et les pique-niques.

Pour que ça marche : s’inscrire sur son niveau réel plutôt qu’un cran au-dessus. Un demi-niveau d’écart se rattrape sans drame, 2 niveaux transforment la semaine en épreuve, pour vous et pour les autres. Notre échelle de difficulté est écrite pour être lue avant de réserver, et il vaut mieux la lire avant d’acheter le billet: un séjour se change, un vol beaucoup moins.

La contrainte propre à cette formule : les dates sont posées avant vous. Depuis le Québec, elles commandent tout le voyage, du vol aux nuits de vallée. L’ordre des opérations est donc inverse de celui d’un voisin: on choisit la semaine, on la bloque, puis on achète le billet.

4. La privatisation et le groupe constitué

Votre groupe. Vos dates. Un accompagnateur avec vous. L’itinéraire se cale sur le niveau réel des participants, et il bouge en cours de route si la météo ou la forme l’exigent.

À qui ça convient : à un groupe déjà formé, à des allures trop écartées pour un départ collectif, à des dates qui ne bougent pas. C’est la formule qui répond à une bonne moitié des demandes qui nous arrivent: une famille aux rythmes très différents, 4 amis qui ne veulent partager leur semaine avec personne, une équipe de travail, un anniversaire.

Ce que ça coûte : le prix du séjour dépend des coûts liés à son organisation, divisés par le nombre de participants. Plus vous êtes nombreux, plus une partie de ces coûts sont mutualisés: le tarif est donc dégressif, nettement entre 2 et 7 personnes. Au-delà, le prix par personne tend à se stabiliser.

Pour que ça marche : nous écrire tôt, quelle que soit la saison visée et quitte à ne rien figer. Un séjour privé demande du repérage, des réservations en refuge et une disponibilité qui se cale plusieurs mois à l’avance. Sur juillet et août, c’est dès février. Les délais réels varient d’un massif à l’autre, et notre page sur la randonnée sur mesure dans les Alpes les détaille destination par destination.

Une remarque honnête sur le prix, parce qu’elle compte quand un dollar canadien achète moins d’un euro. Cette formule est la plus chère par personne en dessous de 4 participants, et elle n’a rien d’obligatoire: un groupe de proches qui sait marcher et lire une carte fera très bien la même semaine en liberté, ou de A à Z tout seul, pour une fraction du devis. Ce que vous achetez ici, ce sont vos dates exactes et quelqu’un qui absorbe les écarts de rythme. Si ces 2 points ne posent pas de problème dans votre groupe, ne payez pas pour eux.

Ce qu’un carnet de route laisse à l’accompagnateur

Un carnet de route décrit un itinéraire tel qu’il était au moment où il a été écrit. Il décrit très bien. Voici 6 choses qu’il ne fait pas, et que l’accompagnateur fait à sa place.

Décider du repli. Vers 13 h, les cumulus grossissent par le sud-ouest et le col est encore à une heure. La décision se prend à ce moment-là, avec la carte, l’heure et l’état du groupe. Attendre de voir tomber la première goutte pour décider, c’est déjà l’avoir prise trop tard.

Changer d’itinéraire le matin même. Neige résiduelle sur le versant nord, torrent gonflé par l’orage de la veille, refuge qui appelle pour dire qu’il n’a plus d’eau. Une variante se substitue à l’étape prévue, et le séjour continue au lieu de s’arrêter.

Lire le terrain quand la trace disparaît. Sous un névé tardif, dans un pierrier après une coulée, ou simplement dans une zone d’alpage où le sentier se divise en 10 sentes à vaches. Retrouver la bonne ligne demande de lire le relief, pas de chercher une marque rouge et blanche.

Gérer un pépin loin de la route. Une entorse à 3 heures d’une piste change la nature de la journée. Immobiliser, décider entre l’évacuation autonome et l’appel aux secours, garder le reste du groupe utile et au chaud: c’est le cœur de la formation d’un accompagnateur, et ça se décide plus vite quand on l’a déjà fait. Le numéro est le 112, il fonctionne sans carte SIM valide dès qu’un réseau quelconque est capté, et le secours en montagne français est un service public: personne ne vous demandera votre carte d’assurance avant de décoller.

Nommer ce que vous traversez. Le chardon bleu qui pousse là et nulle part ailleurs, le chamois qui s’est arrêté à 200 m et vous regarde, la raison pour laquelle cette combe est pelée et celle d’à côté boisée. Ces choses-là se voient une fois qu’on les a vues ensemble, et après elles ne se ratent plus. C’est ce que les gens nous disent en fin de séjour.

Faire marcher ensemble un groupe hétérogène. 2 allures se gèrent, 4 se pilotent. Placer les pauses avant que la fatigue s’installe, donner une variante à ceux qui en veulent plus, mettre le plus lent devant sans que ça ressemble à une punition. C’est invisible quand c’est bien fait, et c’est ce qui décide de l’ambiance du soir.

Ce que la liberté apporte, et qu’un groupe ne remplace pas

Un séjour encadré retire des choses, et si elles comptent pour vous, c’est peut-être le mode d’organisation à choisir:

Le rythme, d’abord. En liberté, personne ne vous attend et vous n’attendez personne. Vous pouvez rester 2 heures au bord d’un lac parce qu’il fait beau et que rien ne presse, ou avaler l’étape en 4 heures parce que vous avez les jambes ce jour-là. Un groupe, même bien conduit, marche à une allure moyenne, celle qui laisse le temps de profiter sans distancer personne. Sur les 2 premiers jours, quand le corps croit encore qu’il est 5 h du matin, cette latitude vaut cher.

L’intimité, ensuite. Un couple qui part une semaine à deux ne vit pas la même semaine qu’un couple dans un groupe de 10. L’enjeu, c’est ce dont on parle le soir.

Le budget.

Et le simple fait de ne rien devoir à personne: la journée est à vous, les erreurs aussi.

Quand ces 4 points pèsent plus lourd que le confort d’une décision déléguée, la liberté est la bonne réponse, et c’est ce que nous répondons aussi au téléphone.

Se situer avant de choisir la formule

Le choix de la formule se joue en grande partie sur l’auto-évaluation qui le précède.

À itinéraire égal, le dénivelé est le même avec ou sans accompagnateur: votre niveau décide de la traversée que vous visez, et la formule se choisit ensuite. Un accompagnateur change tout de même la façon dont l’effort se répartit sur la semaine, en plaçant les pauses et l’allure avant que la fatigue s’installe. Notre test quel est mon niveau de randonnée en 7 questions donne un repère de 1 à 5, celui qui figure sur chacun de nos séjours: servez-vous-en pour caler l’itinéraire à votre portée, en liberté comme en guidé. Il traduit aussi vos sorties québécoises, comptées en kilomètres, dans l’unité qui compte ici, le dénivelé positif.

Le premier vrai critère n’est pas une compétence, c’est une envie : celle de comprendre ce que vous traversez. Le soir, en repensant à la journée, êtes-vous content d’avoir marché, ou vous manque-t-il quelque chose parce que vous êtes passé devant sans rien savoir de ce que vous aviez sous les yeux? Les 2 réponses sont bonnes, et elles n’envoient pas au même endroit. La première s’accorde très bien avec la liberté, qui vous donne la marche, le silence et votre rythme, et à laquelle un accompagnateur n’ajouterait qu’une présence de plus. La seconde ne se comble pas avec un topo-guide: la faune, la flore, la géologie du massif et ce que les hommes ont fait de ces vallées, ça ne se révise pas la veille, ça se raconte sur place, par quelqu’un qui parcourt le même terrain toute l’année.

Vient ensuite la navigation, qui se mesure tout autrement. 3 questions suffisent à la trancher. Savez-vous orienter une carte sans regarder votre téléphone? Avez-vous déjà retrouvé un sentier perdu en vous recalant sur une ligne de crête? Que faites-vous si la batterie tombe à 15 h avec 2 heures de descente devant? 3 « non » orientent vers un itinéraire balisé et fréquenté, où la navigation ne porte pas la journée.

Un troisième paramètre a son importance entre la liberté et l’encadrement quand les 2 premiers sont au vert: l’écart de niveau à l’intérieur du groupe. 4 marcheurs comparables partent très bien en liberté. Un groupe où un adolescent monte 2 fois plus vite que ses grands-parents se joue là: soit tout le monde se cale sur le plus lent, soit quelqu’un dont c’est le métier fait tenir les 2 allures. C’est ce que la privatisation résout.

Reste le terrain lui-même, et c’est le paramètre que la distance déplace le plus. En France, la même personne marche en autonomie dans le massif qu’elle a sous les yeux depuis 15 ans et prend un guide dans les Dolomites. Depuis le Québec, aucun massif alpin n’est celui d’à côté: le repère « je connais » ne s’applique nulle part la première fois. Ce qui change n’est pas votre niveau, ce sont des détails de fonctionnement: la façon dont on réserve un refuge, l’heure à laquelle on y soupe, souvent 18 h ou 19 h et jamais rattrapable, le numéro des secours, le versant sur lequel l’orage se forme l’après-midi. Deux chemins mènent au même endroit, et ils se valent: une première semaine accompagnée transmet ces repères en quelques jours, et un grand itinéraire balisé et fréquenté les rend presque inutiles, parce qu’on y croise en permanence des gens à qui demander. C’est pour cette raison que le Tour du Mont-Blanc, qui traverse 3 pays, se marche chaque été aussi bien avec un guide que tout seul.

Par où continuer, selon votre résultat

Si le test en 9 questions, en haut de cette page, vous envoie vers une randonnée guidée, le catalogue complet est sur la page des treks dans les Alpes, avec les dates ouvertes de la saison et le niveau de chaque séjour. Pour un séjour privé, un courriel (bonjouraltimood.com ) suffit à lancer la discussion, et il vaut mieux l’envoyer avant de regarder les vols.

Si le résultat vous envoie vers la liberté, commencez par notre page randonnée en liberté, puis regardez le catalogue de Grand Angle, l’agence avec laquelle nous travaillons pour les séjours en liberté. En indiquant le code ALTIMOOD lors de l’inscription, les frais de dossier (25 $ CA/pers) vous sont offerts. Vous pouvez aussi nous écrire directement: nous cadrons le projet avec vous et transmettons votre demande à la bonne personne chez Grand Angle.

Et si le résultat vous envoie vers l’autonomie, la préparation complète vous appartient, et c’est une bonne nouvelle plus qu’un avertissement: c’est la formule la moins chère, la plus libre, et celle qui laisse le plus de place à ce que vous saurez faire de la semaine. Un seul poste mérite d’être réglé avant tout le reste, parce qu’il ne se rattrape pas: votre couverture secours et rapatriement. Le régime public québécois s’arrête à la frontière, le secours en montagne français ne vous sera pas facturé mais les soins sur place et le rapatriement sanitaire vers Montréal, si. Vérifiez que votre contrat couvre la marche en altitude, et vérifiez-le avant le départ, pas depuis le refuge. Le curseur se redéplacera le jour où vous viserez un massif dont vous n’avez aucun repère, ou l’année où vous n’aurez pas eu le temps de préparer vos vacances.

Questions fréquentes

Randonnée accompagnée ou liberté pour une première itinérance?

Accompagnée, sauf si votre itinéraire est intégralement balisé, fréquenté, et parcouru en plein été une fois les névés fondus. Ce n’est pas une question de danger mais de charge: sur une première semaine avec le sac, la fatigue du troisième jour et les décisions du terrain arrivent en même temps, et le décalage horaire ajoute une journée à ce compte. Déléguer les secondes rend la première supportable. Il existe un entre-deux, et c’est la liberté: sur un grand itinéraire où l’on croise du monde à chaque étape, une erreur de navigation se corrige en demandant.

La randonnée sans guide est-elle risquée?

Pas en elle-même. Le risque tient au décalage entre le terrain choisi et le niveau réel. Le sentier balisé parcouru en plein été est le terrain le plus fréquenté et le moins accidentogène des Alpes, et l’immense majorité des marcheurs qui l’empruntent n’ont jamais eu besoin de personne. Les situations qui tournent mal ont le même dénominateur commun: un itinéraire sorti du balisage, une saison où la neige tient encore, ou un planning trop serré qui pousse à passer alors qu’il fallait renoncer. Ce dernier point mérite une vigilance particulière quand le retour est un vol à date fixe.

Quelle est la vraie différence de prix entre liberté et accompagné?

Sur une semaine, entre 400 et 900 € par personne. Un Tour du Mont-Blanc en liberté se situe entre 800 et 1 500 € pour 7 à 10 jours, la même boucle en 7 jours encadrée est à 1 860 €. L’écart correspond à la présence d’un professionnel pendant toute la durée du séjour, divisée par le nombre de participants. Il se resserre nettement sur les massifs où l’hébergement coûte moins cher qu’en vallée de Chamonix. Rapporté au coût total du voyage, vol transatlantique compris, cet écart pèse moins qu’il n’y paraît, ce qui ne le rend pas plus justifié si vous n’avez pas besoin du guide.

Peut-on partir en randonnée en liberté sans savoir lire une carte?

Sur un GR balisé en été, oui, avec une trace GPS et une batterie externe. Dès que l’itinéraire quitte le balisage, monte au-dessus de 2 500 m ou traverse un secteur d’alpage où les sentes se multiplient, non. Un carnet de route décrit le chemin, il ne vous recale pas quand vous l’avez quitté. Si les 3 questions de la section sur le niveau vous laissent hésitant, faites une première itinérance encadrée avant. Sortez aussi votre carte IGN une première fois chez vous, pendant que vous pouvez encore en commander une autre.

Que se passe-t-il si la météo tourne, dans chaque formule?

En autonomie et en liberté, c’est vous qui décidez, et une nuit peut éventuellement être replanifiée si vous renoncez à une étape. En séjour encadré, ouvert ou privatisé, l’accompagnateur prend la variante préparée au repérage et le séjour continue, parce qu’une semaine ne se reporte pas. C’est la différence la plus concrète entre les 4 formules, et celle qui se voit le moins tant que le ciel reste bleu.

La privatisation coûte-t-elle plus cher qu'un départ en groupe ouvert?

Par jour d’encadrement, pas forcément. Une journée privatisée démarre à 350 € pour 1 à 5 personnes, soit 70 € par personne à 5, l’ordre de grandeur d’une journée en groupe ouvert. Ce qui change, c’est que sur un séjour de plusieurs jours l’hébergement et les repas s’ajoutent au devis, y compris la part du professionnel. Plus vous êtes nombreux, plus l’écart se referme, et au-delà de 10 participants la formule groupe constitué devient souvent la plus avantageuse par personne.

Faut-il une assurance quelle que soit la formule?

Oui, et c’est le poste qui se règle en dernier quand on part en autonomie, alors qu’il devrait se régler en premier au départ du Canada. Votre couverture provinciale s’arrête à la frontière. Le secours en montagne français relève du service public et ne vous sera pas facturé, mais une évacuation héliportée hors domaine skiable l’est dans plusieurs massifs alpins voisins, les soins sur place le sont partout, et un rapatriement sanitaire vers Montréal se chiffre à 5 chiffres. Ajoutez la garantie annulation: un séjour réservé ne se rembourse pas sans elle, et votre billet transatlantique se change rarement sans frais. Nos séjours tout compris demandent une assurance trek, et il vaut mieux la souscrire le jour où vous réservez, pas la veille du départ.

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